Fukushima mon amour

Publié le par Fried

Il y a maintenant quelques années qu’eu lieu la catastrophe de Fukushima. Il y je me souviens que je regardais ces reportages, ces hommes en blouses blanches essayant de stopper l’irréparable. Puis j’allais voir ma femme hospitalisée.
Après son traitement aux rayons, des hommes et des femmes en blouses blanches, masques sur les visages, s'affairaient autour d'elle. Aux dernières nouvelles Fukushima brulait encore.


Fukushima mon amour.
 
Aujourd'hui le ciel est gris
le vent n'a pas chassé la pluie.
Sais-tu qu'il faut 24 000 ans
pour que le plutonium s'apaise ?
C'est le hic de l'atome, et pourtant
combien pour que la vie se taise ?
 
Je prends mon  Bescherelle,
conjugue tes mots à nos plaisirs.
Je prends mon becquerel,
conjugue tes maux à nos souvenirs
 
C'était un matin d'hiver
là-bas dans la montagne,
je t'avais rêvé nue.
Premiers émois, dans la campagne,
On avait les atomes crochus.

 Oui tu étais une bombe,
tu m'avais atomisé ma chérie.
Bien-sûr l'atome et son monde,
tu en connais un rayon ma souris.
 
Il est des terres brulées,
comme un corps qui frémit .
Toi ton corps chaud et doré,
est une terre qui guérit.

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